INPH

Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers

Communiqué

du 27 mars 2000

 

 

IL RESTE DES PRATICIENS OUBLIES DU PROTOCOLE

 

Une composante importante de l'INPH est une oubliée des accords du 13 mars 2000 : il s'agit des Maîtres de Conférences Praticiens Hospitaliers. Cette catégorie de médecins et biologistes des hôpitaux universitaires est de statut enseignant et, à ce titre, exclue des accords concernant les PH qui viennent d'être signés.

Leur situation est loin d'être satisfaisante, puisqu'ils ont la plus mauvaise carrière de tous les praticiens titulaires des hôpitaux publics avec une absence de retraite et de prévoyance sur leurs émoluments hospitaliers, ce qui conduit à un très important différentiel de revenu avec les Praticiens Hospitaliers.

Il est indispensable que des mesures soient prises en leur faveur afin de compléter les dispositions récentes et de parvenir à une meilleure équité des rémunérations au sein de l'hôpital public.

L'INPH demande instamment que des négociations s'engagent avec leurs représentants et que les dispositions récentes soient adaptées à leur mode de rémunération. La persistance de statuts disparates au sein des hôpitaux est une raison supplémentaire pour l'INPH de réclamer une réforme plus globale de l'exercice de la médecine en public.

L'INPH considère que la prime octroyée pour l'exercice exclusif au sein du service public, y compris pour les praticiens pharmaciens, doit s'appliquer de plein droit aux Maîtres de Conférences qui ont les mêmes droits à l'exercice libéral.

Les praticiens, par leur colère et leur détermination, ont pu être écoutés. Il convient maintenant que les oubliés des accords soient, à leur tour, bénéficiaires des avantages auxquels ils ont légitimement droit.

L'INPH veillera à ce qu'ils continuent d'être entendus.

 

Docteur R. BOCHER

Présidente INPH